Jeudi 4 juin 2009: Avoir le mal de terre???

Je ne sais pas trop à quel heure je me suis réveillé, mais ce que je sais, c’est que j’avais un ostie de gros soleil qui me tapait dans la face. Impossible de dormir plus! Mon seul réconfort ayant été que les gens dans les cabines ont TRÈS mal dormi car il faisait attrocement chaud toute la nuit (alors que moi, j’avais un peu d’air + frais).

Nous sommes allés visiter un village flottant. Vraiment sick! Une trentaine de maison qui flotte au beau milieu de nulle part, sans aucune terre ferme. Nous sommes allés interroger un monsieur et sa femme. Il est né sur ce village alors que ce dernier était « informel » : ce n’était qu’un rassembli de gens qui ont décidé de vivre à cet endroit. Ça fait 4 générations que sa famille vit sur la mer. Il n’a vécu sur la terre ferme que durant la guerre, par obligation et non par choix. Il n’aime pas vraiment être sur la terre ferme en fait… surement le mal de terre! :)

Le village est plutôt bien organisé. Même si y’a des gens qui y vivent depuis des générations (comme le monsieur à qui on a parlé!), le village a été officialisé par le gouvernement depuis 12 ans. Le gouvernement a alors mis en place quelques services. Par exemple, il y a une école : une petite maison où s’entasse 60 jeunes. Certains viennent de l’extérieur du village et ont du prendre le « bateau scolaire. Il y’a un « bateau de déchets » qui passe une fois de temps en temps, il a une génératrice pour l’électricité…


Les résidents vivent de la pêche; des marchands en bateau viennent leur vendre la viande, les fruits et légumes, etc. Ils vivent souvent dans des familles nombreuses de 3-4-5 enfants dans un endroit vraiment minuscule… et ils ont même parfois un (ou des!) chien! Quand je lui ai demandé pourquoi ils avaient des chiens, il m’a dit que c’était pour garder sa maison! :P Une famille comme la sienne a besoin d’environ 2.5 millions de dongs par mois pour vivre convenablement, soit l’équivalent d’environ 160$ canadien. C'était quand même impressionnant de voir des enfants être capable de pagailler seule aussi jeune et de les voir sauter d'un bateau à l'autre... Bruno a essayé de pagailler avec une des filles du village, et disons qu'il était un fardeau plutôt qu'une aide...

On est ensuite parti vers un autre village, cette fois sur une île. On était censé faire une petite excursion dans la « jungle ». Le village, qui était censé être un village sur pillotis, c’est averé être un village très ordinaire comme on en voit partout. La jungle s’est avérée être un sentier dans la forêt qui se rendait à nulle part d’intéressant. Bruno était en tabarnak et est revenu au bateau. De mon coté, si j’avais pas eu à être là, je serais définitivement revenu au bateau également. Ostie que c’était plate. Et notre guide : OMG!!! À un moment donné, un des deux autres touristes demandent à notre guide « quel genre d’arbre poussent sur ces roches volcaniques ». La réponse du guide : « Des orchidées, des lianes… et des gros arbres ». haha! J’ai jamais vu un incompétent comme ça! Haha! J’arrivais pas à me contenir de ne pas partir à rire tellement la situation était ridicule.

Puis, retour au bateau et baignade. Lorsque la nuit est tombée, nous avons allumé un gros néon au-dessus de l’eau afin d’attirer les calmars et nous avons fait la pêche au calmar! C’est weird quand tu attrapes un calmar : il te garoche de l’encre! Donc, si tu le sors trop vite et qu’il lui reste de l’encre, tu risques de te faire asperger ton linge! Fallait donc le sortir relativement lentement, et comme le calmar n’a alors plus d’encre, il essaie juste de te cracher de l’eau clair sur toi! :P (maudit, j'ai oublié de mettre les photos de Bruno sur mon ordi!! arggh!)

La soirée s’est terminée après plusieurs bières avec notre capitaine, qui était vraiment très saouls et qui s’amusait à nous sacrer des claques derrières la tête en riant, alors que notre guide chantait des chansons vietnamiennes en faussant. Drôle et agréable fin de soirée…

1 comment: