On s’est fait réveillé par une madame qui criait kekechose en thailandais qui devait être « déjeuner, déjeuner à vendre, j’ai des bons p’tits déjeuners, réveillez-vous pis prenez votre déjeuner, allez c’est l’heure de déjeuner, déjeuner à vendre… ». Tk, du moins, c’était une longue phrase en thai avec un mot qui revenait souvent pis elle se promenait avec des déjeuners, faque j’en ai déduit qu’elle devait dire ça! :P (omg, j’ai un esprit de déduction incroyablement développé!!!)
Puis, après 1 heure encore en train, nous sommes enfin arriver à Bangkok. Je déteste tellement quand j’arrive dans une autre ville, qu’il fait chaud, que j’ai mon gros packsac sur mon dos et que je dois me trouver un hotel… et c’est justement ce que nous devions faire à Bangkok. Après avoir évité tous les « where you go? Where you go my friend? » lancés par les chauffeurs de tuk-tuk, nous nous sommes dirigés vers Kao San Road, la rue des backpackers à Bangkok. Tous les hotels decents à bon prix étaient pleins. Il restait soit des hotels trop cher, ou des hotels miteux.
Après avoir mangé, je demande à la dame du resto si elle connait un bon petit hotel pas trop cher. Elle me dit oui, et me dit qu’elle va m’appeler un tuk-tuk, que c’est à 2-3 minutes et que le tuk-tuk est gratuit. J’en reviens pas que je me fasse avoir chaque fois avec cette putain d’arnaque là : évidemment, le tuk-tuk nous a apporté à une agence bidon (T.A.T.) pour nous vendre des hotels trop chers où ils se prennent une grosse commission! J’étais en tabarnak : on était maintenant en plein milieu de nulle part alors que 3 minutes plus tôt, on était direct à l’endroit où on voulait être! Tout ça à cause que j’ai encore cru une maudite madame!! Arrrgh!
Je suis donc reparti à pied vers Kao San Road en compagnie de Brett, alors que Melina surveillait nos packsacs. Après avoir visité 7-8 hotels vraiment miteux, nous avons finalement trouvé quelque chose; de mon coté, je n’étais pas tout à fait convaincu et je préférais payer un peu plus cher pour avoir quelque chose avec internet… je suis donc arrêté dans un café internet et j’ai trouvé une belle petite guesthouse sympatique dans un maison centenaire avec déjeuner et internet inclus. Je me dirige donc vers là… et ooops! J’avais mal lu sur internet et le prix était PAR PERSONNE de sorte qu’au lieu de coûter 25$, l’endroit nous en coutait 50$. C’était très cher comme prix en Thailande, mais bon, j’étais écoeuré de chercher et nous avons réservé là-bas pour une nuit, en se disant qu’on se trouverait une autre place pour demain…
Le point positif était qu’enfin, j’ai pu avoir accès à une connexion internet rapide! J’ai donc pu rattraper rapidement le retard des derniers jours au niveau de mes emails et j’ai pu publier mes derniers blogues en uploadant les vidéos!
Nous avons ensuite goûté aux dédalles administratifs de la Thailande. Pour vous donner une image de comment marche l’administration en Thailande, dites-vous que ça ressemble étrangement à l’hôtel des fous dans « Les douzes travaux d’Astérix ». Mélina avait perdu sa « departure card » et comme son visa expirait 3 jours après son départ, elle devait le faire extensionner. Après s’être rendu à un premier comptoir où nous avons été redirigé vers un 2e comptoir, la dame nous a demandé de remplir un papier. Nous le remplissons, retournons la voir, et elle nous a dit que ca nous prenait maintenant une photocopie de notre passeport et une photo. Nous sommes donc allés l’autre coté de la rue pour faire les photocopies/photos. Nous sommes ensuite retournés voir la même dame, qui nous a dirigés à un autre comptoir. À ce comptoir, on nous a demandé d’aller au poste de police afin de faire faire un rapport concernant la perte de la carte. Après avoir donné 20 bahts (66 cennes) au policier pour qu’il produise son rapport, nous avons dû revenir à l’immigration. Nous repassons donc au premier comptoir; elle nous envoie au même second comptoir qui, cette fois, nous envoie à un autre comptoir différent (vous me suivez?). Puis, un monsieur ne prend même pas le temps de lire nos documents, et redonne une autre departure card à Melina comme si de rien n’était. Comme l’extension de visa coutait 1900 bahts (près de 70$) et que la pénalité par jour sans visa est de 500 bahts, Melina a décidé de ne pas faire faire d’extension puisque ça va lui coûter moins cher… Tk, belle petite après-midi perdue pour un putain de papier inutile perdu…
Nous avons pris un taxi pour revenir. Le gars ne parlait pas un seul mot d’anglais, donc j’essayais de me débrouiller un peu avec quelques mots de thai et quelques signes de mains! Après un bon 5 minutes où il nous faisait des signes bizarres (il pointait sa montre en faisant un rond dans le sens anti-horaire, faisais signe de tirer du fusil et nous parlait du skytrain tout en s’esclaffant de rire sans raison…. J’en ai donc déduit qu’il était un malade mental en retard pour entrer dans le skytrain pour tuer tout le monde avec son fusil!), il nous a simplement débarqué du taxi en nous disant de ne pas payer! On n’a pas trop compris ce qui s’est passé, mais c’était drôle! :)
En soirée, je me suis promené un peu dans les alentours. Je n’ai pas pu aller bien loin : la plaie de ma brûlure sur le genou droit lors du saut de corde à danser enflammée (15 mai) était plutôt infecté et frottait contre mes jeans (disons que c’était pas full agréable) alors que ma cheville gauche était très douleureuse dû à une coupure qui date de ma première journée de plongée à Koh Tao. Comme mes souliers (que je n’avais pas utilisé depuis Chiang Mai) arrêtaient directement à la hauteur de ma coupure, je n’arrivais pas à marcher sans boiter! J’avais l’air d’un extropier qui tentait de marcher… J’ai tout de même pu voir l’hotel de ville ainsi qu’un genre de spectacle extérieur avec un petit marché laid…
Comme mon infection à l’oreille était également revenu depuis 2 jours, je me suis simplement rendu à une pharmacie et tenter de trouver quelques trucs pour me soigner un peu! C’est fou : j’ai pleins de petits bobos mineurs, mais ils commencent à prendre une proportion un peu trop grosse et toutes mes plaies s’infectent! Disons que ça va faire du bien d’être un peu plus loin de la plage et du sable, question de guérir tout ça!
Je suis ensuite retourné avec Mélina vers Kao San Road où nous avons rejoins Brett, qui avait bu tout seul toute la soirée et qui était fucking saoul! Nous nous sommes promenés un peu sur la rue et avons pris quelques bières dans différents bars alors que Brett se contentait de bouteille d’eau (ou en dormant sur la table…).
Nous avons ensuite visité Nana, un des quartiers redlights de Bangkok. J’y suis allé quelques fois lors de mon premier séjour en Bangkok, et j’aime bien l’ambiance là-bas : il y a beaucoup de bars, plusieurs petites boutiques pour y acheter des lunettes/montres/sacs à main de contrefacon, etc. Je voulais donc leur montrer ce petit coin de Bangkok.
Après avoir fait le tour du Nana Square et avoir évité toutes les bargirls qui nous disaient des « Allôôôôôôôô! », nous sommes arrêtés à l’un des bars pour y prendre une petite bière tranquille. Brett, qui n’avait toujours rien bu depuis qu’il nous avait rejoins et s’est contenté d’un redbull pour se réveiller, mais il commencait à feeler vraiment croche au point qu’il croyait qu’il allait être malade. Nous sommes donc retournés prématurément vers Kao San Road où j’ai simplement raccompagné Brett, un peu trop mal en point pour marcher tout seul, à son hôtel…
Melina et moi avons continué la soirée en mangeant des rouleaux de printemps dans la rue et en buvant une bière au Roof Bar, un bar sur le toit sur Kao San Road. La vue n’était pas belle, l’ambiance était ordinaire… nous y sommes restés que le temps d’une bière puis nous sommes retournés à notre hôtel et nous sommes tombés knockout en quelques secondes…
No comments:
Post a Comment